Gaël Sillere’s practice explores the relationship between human beings and their environment through stagings that are at once dreamlike and satirical.
Domestic life—a term encompassing household chores as well as leisure and wellness—provides the backdrop for Sillere’s eerily familiar scenes. By subverting the everyday, the artist unfolds a parallel universe in which absurdity permeates even the smallest details, down to the human body itself.
Reminiscent of digital avatars, the hybrid figures that inhabit Sillere’s compositions transcend the limits of their own bodies to merge with their surroundings. Cut off from the diversity brought by other lifeforms, humanity turns towards its own creations, exposing the fragility of our connection to the living world in our contemporary era.
Whether through drawing, photography, video, or performance, Gaël Sillere invites viewers to look at our world through a distorted mirror—one where humanity grapples with capitalism and its relentless drive to eroticize both commodity and experience.
In the face of this asymmetrical relationship, Sillere calls upon the liberating powers of fiction: “Reality, in this sense, is merely a pretext to open the first hidden door to the imagination—to allow oneself to dream.” And, above all, to laugh.
A graduate of the École des Beaux-Arts de Toulouse and the École Nationale Supérieure de la Photographie in Arles, Gaël Sillere has exhibited at a.o. Bozar (Brussels, 2022); La Villette (Paris, 2021); Les Rencontres d’Arles (2019); Palais de l’Archevêché (Arles, 2019); and the Manuel Rivera-Ortiz Foundation (Arles, 2019). In 2024, he presented his first solo exhibition, Homo domesticus, curated by Margaux Bonopera and Grégoire d’Ablon at L’Opéra, Arles.
La pratique de Gaël Sillere explore la relation de l’humain à son environnement à travers des mises en scène à la fois oniriques et satiriques.
La vie domestique — terme qui englobe autant les tâches ménagères que le bien-être et les loisirs — constitue le décor de ses saynètes étrangement familières. Par le détournement, l’artiste déploie un univers parallèle au nôtre où l’aberration s’insinue jusque dans les corps.
Les êtres hybrides de ses compositions, semblables à des avatars, dépassent les limites de leur enveloppe corporelle pour se fondre dans leur environnement. Privé de l’altérité d’autres formes de vie, l’humain s’en remet à ses propres créations, exposant ainsi la fragilité du rapport au vivant dans notre monde contemporain.
Que ce soit par le dessin, la photographie, la vidéo ou la performance, Gaël Sillere invite le spectateur à observer notre monde à travers un miroir déformant : l’humanité s’y trouve notamment aux prises avec le capitalisme et ses mécanismes d’érotisation constants de la marchandise et des expériences.
Face à ce rapport asymétrique, Gaël Sillere convoque les forces libératrices de la fiction : « Le réel, en ce sens, est un prétexte à pousser la première porte dérobée vers l’imaginaire, pour s’autoriser à rêver. » Et surtout, à rire.
Diplômé des Beaux-Arts de Toulouse et de l’ENSP Arles, Gaël Sillere a exposé son travail notamment à : Bozar (Bruxelles, 2022) ; La Villette (Paris, 2021) ; Les Rencontres d’Arles (2019) ; Palais de L’Archevêché (Arles, 2019) et Fondation Manuel Rivera-Ortiz (Arles, 2019). En 2024, il a présenté sa première exposition personnelle, Homo domesticus, curatée par Margaux Bonopera et Grégoire d’Ablon à L’Opéra à Arles.















